Nos Expositions

Retrouvez ici les artistes qui ont exposé et qui viendront à l'Art-T Locus

juin 2026

Delphine Lafargue "Énergie, nature et cosmos"

Artiste-peintre et graphiste installée à Pau. Passionnée de dessin et de peinture depuis l'enfance, elle s'est naturellement orientée vers des études en arts appliqués et en graphisme. C’est ensuite en autodidacte qu'elle a perfectionné son art.

Elle a d’abord exercé le métier de graphiste en Allemagne et en France, avant de se lancer pleinement dans la peinture en 2022. En plus de la création de tableaux, d’illustrations et de design graphique, elle donne des cours de dessin et de peinture.

Polyvalente, elle réalise des tableaux en peinture acrylique aussi bien abstraits que réalistes, essentiellement sur les thèmes de la nature et de l’univers. Dans ses tableaux, nous retrouvons toute l’énergie et la force de la nature qui apparaît dans la confrontation de l’ombre et de la lumière.
Elle peut également créer sur commande. Elle puise son inspiration au gré de ses observations en extérieur, de ses rêves et de la musique.

«Peindre est, pour moi, comme une méditation. Avec un processus de création à la fois contrôlé et intuitif, je me laisse guider par la peinture vers un rendu parfois inattendu».

septembre 2025

le 13 et 14 septembre 2025 L’espace Art-T Locus est partenaire des Journées nationales des Artistes (JNA) .

Venez découvrir les œuvres de Mireille Bonard, peintre, ainsi qu’une retrospective des oeuvres de muto : photographies, dessins, sculptures.


“La Maison des Artistes et l’AMF s’associent pour le lancement de la première édition des Journées nationales des Artistes (JNA) 2025. Ces Journées sont parrainées par la ministre de la Culture. Artistes, associations, collectivités locales et entreprises sont invités à ouvrir leurs portes au public pour des expositions et événements d’art plastique sur tout le territoire, les 13 et 14 septembre 2025. Les œuvres seront vendues au profit exclusif des artistes au sein des structures, sauf dans le cas des galeries professionnelles ou des Maisons de vente.”

février 2025

Anges affreux et bonhommes tous nus, bateaux volants, anciennes cités colorés, ringardes vanités, banquets aux silencieux regards, mesquins chevaliers, ne sont que quelques unes des images dans les dessins, les peintures de Sebastian Cifuentes.

Né à Ciudad de Guatemala en 2003, installé en France depuis 2021, sa pratique mélange scènes et décors banals ou quotidiens, à l'art des civilisations antiques, à l'imagerie de mythes aztèques ou catholiques.

Pour sa première exposition solitaire chez Art-T-Locus, 6 Rue Palassou 64000 Pau, il présente une sélection de peintures et dessins, pour la plupart jamais exposés.

L'exposition sera ouverte au public tous les jours entre 14h et 20h.

Vernissage le 3 à partir de 18h.

octobre 2024

Cristina Breazu "Prenez un siège"

mars 2024

Franco Cimini  "Béarn à ma façon"

février - mars 2023

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. Et pourtant, c’est vers ce chiffre symbolique que se dirige Dario Siragusa, hôte depuis seize ans presque consommés d’une cité historique qui fit des rois, défit les religions de ces mêmes futurs monarques, mais sut se rendre attachante et presque indispensable à tant d’artistes de tout horizon. A tant de villégiateurs, de fins de race, de poètes locaux promis à un avenir retentissant et à de plus obscurs mais non moins talentueux visionnaires, tel Jové le photographe de Pau et de ses environs, s’associe ce nouveau visiteur.

A ne savoir où faire de l’oeil, un italien pourrait y perdre son latin ancestral, mais celui dont nous parlons, ce Méditerranéen échoué dans un piémont si rural et si célèbre dans le même temps, ce poète mâtiné de rationalisme et d’esthétisme, de partage et d’attention, de regards et d’égards pour la chose dite, de cuisine cosmopolite composée en pensée sur un carreau des halles révolu maintenant, ce promeneur de la faconde d’un autre Hédas, des crissements du zinc sur des tours démantibulées par une tempête pourvoyeuse d’un autre visage futur d’un coin de quartier, ce promeneur, en plus de 15 000 clichés dont seuls subsistent aujourd’hui 17, dit à sa manière : « Pau, toi qui m’as accueilli, je te le rends à ma manière ».

Combien en a-t-il mis à contribution pour extraire le nectar de tant de photos, comme sur les coteaux on guette le meilleur des vendanges tardives ? Nous sommes quelques-uns, anciens palois, palois d’adoption, et non autochtones à avoir eu la chance de plonger dans ce fonds si ample qu’il donnerait le vertige si l’on n’était pas habitué des a pics si proches qui se reflètent dans le belvédère dont Lamartine anoblit Pau d’une demi-gloire qui rayonnerait bientôt comme autant de gloires sur la cime des montagnes.

Choisir parmi tout et parmi rien : qui dira Pau ? Qui dira seize ans de promenades à toute heure du jour et de la nuit. Qui dira, à part ceux si prévisibles d’un Je sais que j’habite Pau, parce que, alors que justement lui habite une autre peau de Pau. Contrairement, ou à l’instar du Poulpe de Cesare Battisti, Dario aura ta peau. Mais laquelle t’habite vraiment, ville aux cents visages, lisse comme l’Hôtel du Département, fripée au pied du piémont du château, versatile comme le miroir aux alouettes de la fête foraine, inconnue de presque tous quand un escalier timide comme une adolescente escalade une volée de marche vers un reposoir improbable. Qui dira le cube des Halles rectiligne avec sa peau de serpent, puis juste à portée l’ancienne Miséricorde pommelée de galets, de nuages si bien fardés qu’ils ne dureront qu’un instant. Qui saurait dire encore la défunte Place Récaborde dans un ultime sursaut de vie ?

Parfois témoin, et tant d’autres avant lui, mais d’abord photographe avec en bandoulière la technique maîtrisée ou dépassée de l’instant. Photographe d’abord, avec cette sensibilité de l’argentique, cette petite merveille chimique mariée à la chimie du cerveau à travers un iris et un nerf optique. Alors, sépia, presque passés, des vues intemporelles du Parc Beaumont, du château et de l’Hôtel Gassion, une marmelade de nuages sur les pics insondables des Pyrénées et des vues que nul passant du boulevard des Pyrénées n’apercevra jamais, mais collent à Pau pour quelques privilégiés.

On voudrait tout. Mais on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.


Thomas Bordaldea 12 sept 22

Recherche